16 février 2009
Médaille d'or des excuses introuvables ...
Message reçu de Thérèse CATILLION,
Directrice de lignes TER Nord Bourgogne - therese.catillion@ sncf.fr
Suite à l’incident de capacité sur le train 891165, départ à 18h13 le 12/02 à Paris-Bercy, veuillez trouver ci-dessous les réponses aux questions posées.
- Pourquoi tout le système d'affichage électronique était en panne ce jour en gare de Bercy?
- Quel processus palliatif a-t-il été mis en place suite à cette panne?
Réponse: Le jeudi 12 février, nous avons installé une nouvelle baie de sonorisation en gare de Paris Bercy. Cette opération a été réalisée de 12h à 16h et a nécessité d'effectuer des essais. De 16h à 18h, nous n’avons pas rencontré de problèmes particuliers. A 18h, la centrale de téléaffichage est tombée en panne. Nous avons donc immédiatement fait appel à notre service d'astreinte téléaffichage. Le système a été aussitôt relancé: opération prenant entre 3 et 7 min. La source du problème serait un anti-virus incompatible avec le logiciel. Nos services analysent actuellement la panne pour la résoudre car les mêmes dysfonctionnements ont été constatés le vendredi 13 février. Ce qui explique que le système d'affichage électronique était inopérant les 12 et 13 février en gare de Paris Bercy
- Pourquoi le ter de 18h13 était-il composé seulement de deux rames au lieu de trois?
- Pourquoi une rame de réserve n'a pas été activée?
Réponse: Le 12 février le 891165 départ 18h13 a été effectivement assuré avec 2 BGC au lieu de 3, suite à un élément indisponible, en panne à Laroche. Nous avons pris la décision de le faire circuler en composition réduite, mais qui génère un manque de capacité avérée. Nous avons alerté nos services, qu'il était primordial de maintenir la capacité prévue en conception de ce train et de bâtir un scénario qui permette d’offrir le même nombre de places en cas d'un élément indisponible. Depuis sa composition est à nouveau conforme. La rame de réserve était quant à elle déjà utilisée.
- Pourquoi l'agent n'est pas informé de la composition standard de ce TER?
- Pourquoi l'agent n'a pas été informé de cette composition réduite de 2 rames?
- Pourquoi l'agent était seul aussi bien sur le quai qu’à bord du TER?
- Pourquoi vous, responsables, décideurs, n'êtes pas alertés lors de la gestion d'un problème majeur
(plus de 180 personnes serrées les uns contre les autres debout et assis par terre suite à l'absence d'une rame,
en présence d'un conducteur et d'un seul agent)?
Réponse: 2 agents sont prévus présents sur le quai avant le départ du train pour assurer l'accueil des clients :
1 agent d'accueil de la Gare de Paris Bercy et 1 agent de train qui accompagne celui-ci. Le kiosque était également ouvert et pour pallier à l'absence d'affichage l'Acm et l'agent Auto-Train sont venus prêter main forte.
- Pourquoi aucune annonce d'information n'a été réalisée, que ce soit sur le quai ou à bord du TER ?
Réponse: La panne de la centrale CATI n'a pas permis d'effectuer les annonces puisque notre système est piloté par cette centrale. Un pupitre de secours a été mis en place cette semaine pour pallier à ce problème.
- Pourquoi la correspondance n'a pas été assurée?
- Pourquoi la demande du service SNCF taxi a été refusée?
Réponse: Le retard du départ de ce train le 12 février est du à une altercation entre l'Asct et des voyageurs au moment du départ en raison du manque de place. L'agent d'accompagnement a refusé de partir et a demandé l'intervention de notre service de Surveillance Générale (Suge). Le train a donc de ce fait circulé derrière un autre train le 152881 jusqu'à Montereau et est arrivé à Sens avec un retard de 20 mn. 5 voyageurs à Sens ont demandé une prise en charge en taxi après avoir manqué leur correspondance avec 891033 pour les gares entre Sens et Laroche. Cette demande leur a été refusée car le 891035 départ à 19h52 de Sens, puis le 891039 circulaient.
- Quels sont les processus existants auxquels l'usager est en droit de demander la mise en application immédiate
lors de ce type d'incident?
- Quels sont les processus existants auxquels la SNCF et la Région Bourgogne
doivent faire appliquer lors de ce type d'incident?
Réponse: Des règles de correspondances sont écrites. Elles seront prochainement affichées en gare.
12 février 2009
La SNCF veut rattraper son retard en 2009
Un succès à double tranchant. La SNCF a encore explosé les scores de fréquentation de son réseau Proximités (Transilien, TER et Corail Intercités) en 2008 : + 9,8 % sur le réseau TER, et + 3,3 % sur le Transilien. « C'est au-delà de nos espérances », assure Jean-Pierre Farandou, le directeur de cette branche, qui transporte 90 % de la clientèle SNCF chaque jour. Pour 2009, la croissance devrait ralentir un peu, mais atteindre tout de même de « 4 à 5 % » sur les TER, et un peu moins sur le Transilien.
La SNCF estime que la crise risque de limiter les déplacements « de loisirs ». Une situation déjà observée à l'étranger, notamment en Espagne : « Depuis quelques mois, nous perdons 15 % d'usagers dans la région madrilène les week-ends », a constaté Javier Aldecoa, du Consorcio Transportes de Madrid.
Cette « pause » dans la hausse de la fréquentation ne sera cependant pas forcément une mauvaise nouvelle pour la SNCF, qui doit s'attacher, cette année, à améliorer sa régularité (trains arrivant avec moins de cinq minutes de retard aux heures de pointe). La ponctualité a perdu deux points en Ile-de-France en 2008, et affiche un mauvais 88,3 %, contre 90,5 % en 2007. Sur le front des TER, « la situation est moins noire », avec 90,7 % de trains arrivant avec moins de cinq minutes de retard (contre 90,9 % en 2007). Les chiffres sont très variables d'une région à l'autre, certaines affichant une régularité de 96 % - « quasiment la perfection » -, quand d'autres, comme Paca, atteignent péniblement 85 %.
Pour améliorer ses performances, la SNCF doit recevoir plusieurs livraisons de matériel sur son réseau TER : d'ici à 2010, 700 AGC (automotrices grande capacité) et 220 TER de deuxième génération seront livrés, pour atteindre 90 % de matériel neuf ou rénové. Malgré la livraison actuelle du nouveau train Francilien, la situation reste beaucoup moins reluisante en Ile-de-France, où les rames ont en moyenne vingt-cinq ans. Certaines datent même de 1969.
Mickaël Bosredon - Article paru dans le quotidien gratuit 20 Minutes du 11/02/2009http://www.20minutes.fr/
17 janvier 2009
Tract distribué par la SNCF durant la semaine 3



